Les applications « viewport » pourraient combiner la puissance d’un GPU dans le cloud avec des applications d’origine.

Vous pouvez déjà vous procurer une version de Photoshop pour Android et iPad, mais elle ne propose qu’une partie des outils des versions pour Windows et Mac.

C’est en partie à cause de l’écran tactile, pas assez précis pour offrir un contrôle suffisant pour des retouches complexes, mais aussi à cause du processeur ARM, pas assez puissant pour le système des filtres, qui requiert beaucoup de ressources. Sur un Mac ou un PC, ces outils se servent du CPU et du GPU pour fonctionner plus rapidement.

Maintenant que Nvidia possède la technologie VGX, qui permet à plusieurs machines virtuelles de n’utiliser qu’une carte graphique Nvidia pour afficher l’écran et permettre les calculs du GPU (comme un hardware accélèrerait un navigateur comme FireFox ou Internet Explorer), faire fonctionner dans sa totalité une application Windows est seulement une première étape. Pourquoi ne pas faire fonctionner une partie de l’application dans le nuage, pour une application d’origine Android ou iOS ?

C’est ce que l’on appelle une « viewport application », et Will Wade, manager chez Nvidia VGX a expliqué à TechRadar comme elles fonctionnaient.

D’abord, il y a une application Android ou iOS, son interface habituelle avec les menus et les barres d’outils. « Produire cette partie, c’est facile » ; pour ça, on peut donc utiliser le processeur graphique de la tablette tactile. Mais l’écran principal du programme, où l’on a accès aux fonctionnalités qui ont besoin de plus de ressources et de plus de ressources graphiques, fonctionne dans le nuage, sur une machine virtuelle avec un GPU virtuel, plus puissant que la tablette tactile; ce que l’on voit sur l’application est comme un hublot (ou un « viewport »), qui montre quelque chose qui fonctionne ailleurs.

[note] »Si vous vous servez d’une application haut-de-gamme, comme AutoCAD, Autodesk ou Adobe, il suffit d’isoler une partie de l’application. Si vous utilisez un serveur, vous utilisez précisément la bonne fonction sur le bon hardware. Il suffit juste d’isoler le « viewport » car c’est ce que le GPU gère le mieux. »[/note]

Évidemment il y a des inconvénients ; on ne peut utiliser une application « viewport » seulement si l’on est en ligne, et il faut une connexion plutôt rapide. Nvidia recommande environ un megabyte par seconde pour une application Windows; même si l’un des ingénieurs a réussi à avoir une connexion suffisamment rapide en se servant de son iPhone comme modem.

Les cartes VGX Kepler sont plus rapides pour obtenir les informations de la mémoire tampon, prête à les envoyer à un système isolé, que les cartes graphiques des serveurs actuels; il faut y ajouter le temps nécessaire pour traverser le réseau; Nvidia annonce que c’est à peu près le même que celui du processeur graphique d’une console qui affiche des images à l’écran.

Mais le nuage devra être suffisamment rapide lui aussi : c’est ce qui est nécessaire pour qu’une image s’affiche; mais si l’on ajuste un effet pixel par pixel, il faudra que l’application réponde rapidement. Les nuages GeForce GRID comme Gaikai, qui affichent les jeux sur les tablettes revendiquent seulement 5 millisecondes d’attente, mais le coût de la fabrication est élevé.

Puisqu’on utilise le GPU et le CPU sur le nuage chaque fois que l’on lance une application, il faudra probablement payer une taxe mensuelle au lieu d’acheter l’application comme on le fait aujourd’hui. Et c’est beaucoup de travail de changer l’application pour qu’elle fonctionne sur un serveur mais réponde depuis l’interface de la tablette.

Jeff Brows, le vice-président a expliqué à TechRadar que les compagnies comme Adobe sont prêt à créer ces applications combinées en se servant du GPU visuel sur le nuage.

[note] »Il y a un certain nombre de distributeurs de software comme Adobe qui ont envisagé de proposer des applications ou des services via le nuage, et elles vont avoir besoin du GPU pour ce faire. Cette technologie va devenir leur clé pour faire des économies. »[/note]

Sceptique face à l’idée des applications sur le nuage, le PDG de Nvivia Jen-Hsun Huang a annoncé cette semaine que « l’idée d’acheter une application dans une boîte me paraît étrange. Demain, ça ne marchera pas. » Mais peut être que dans quelques années, l’idée de faire fonctionner une application entière sur le même appareil sera étrange elle aussi.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here